Le procédé de coulée continue Ohno (OCC) est le principal procédé de production de cuivre monocristallin. C'est pourquoi, lorsque la mention OCC 4N-6N apparaît, la plupart des gens pensent immédiatement à du cuivre monocristallin. Cela ne fait aucun doute, cependant, la mention 4N-6N n'est pas représentative, et on nous a également demandé comment prouver que le cuivre est monocristallin.
En réalité, identifier le cuivre monocristallin n'est pas une tâche facile et nécessite un examen approfondi sous de multiples angles.
Premièrement, en termes de caractéristiques matérielles, la principale caractéristique du cuivre monocristallin est la rareté des joints de grains et sa structure cristalline colonnaire. Cette caractéristique implique une moindre diffusion des électrons lors de la conduction dans le cuivre monocristallin, ce qui lui confère une meilleure conductivité électrique. Par ailleurs, la structure cristalline colonnaire lui permet également de mieux résister à la déformation sous contrainte, lui assurant ainsi une grande flexibilité.
Lors de l'identification, l'observation microscopique est une méthode courante. Cependant, il convient de noter qu'il est relativement difficile de distinguer ou de confirmer la présence de cuivre monocristallin uniquement au microscope. En effet, les caractéristiques du cuivre monocristallin ne sont pas toujours clairement visibles à l'échelle microscopique, et les conditions d'observation ainsi que le niveau technique peuvent influencer la précision des résultats.
Voici l'image obtenue au microscope

Nous avons utilisé une tige de cuivre de 8 mm pour réaliser une observation en coupe transversale et avons pu constater la croissance de cristaux colonnaires. Cependant, il ne s'agit que d'une méthode auxiliaire qui ne permet pas d'affirmer avec certitude que le matériau est du cuivre monocristallin.
Actuellement, l'ensemble de l'industrie est confrontée à la difficulté de confirmer directement la monocristallinité du cuivre. Cependant, il est possible d'améliorer les critères d'identification du cuivre monocristallin grâce à des équipements et des procédés de production spécifiques. Par exemple, les matériaux en cuivre produits par des fours de fusion monocristalline sous vide présentent une structure quasi monocristalline. En effet, ce type d'équipement offre des conditions spécifiques à la croissance du cuivre monocristallin, favorisant la formation de cristaux colonnaires et la réduction des joints de grains.

Vide poussééquipement de coulée continue

De plus, la détection des indices de performance est une méthode importante pour identifier le cuivre monocristallin. Un cuivre monocristallin d'excellente qualité présente des performances exceptionnelles en termes de conductivité électrique et de flexibilité. Les clients peuvent spécifier leurs exigences en matière de conductivité et d'allongement. De manière générale, le cuivre monocristallin possède une conductivité plus élevée et répond à des exigences numériques précises. Parallèlement, son allongement est également relativement bon et il résiste bien à la rupture sous contrainte. Seul le cuivre monocristallin peut atteindre un niveau aussi élevé pour ces indicateurs de performance.

En conclusion, l'identification du cuivre monocristallin est un processus complexe qui exige une analyse approfondie de multiples aspects, tels que les caractéristiques du matériau, les équipements et procédés de production, ainsi que les indicateurs de performance. Bien qu'il n'existe actuellement aucune méthode absolument précise pour confirmer directement la présence de cuivre monocristallin, l'utilisation combinée de ces moyens permet, dans une certaine mesure, de l'identifier avec une fiabilité relative. En pratique, il convient de poursuivre les recherches et d'améliorer les méthodes d'identification afin de garantir la qualité et les performances du cuivre monocristallin et de répondre aux besoins des différents secteurs.
Date de publication : 4 novembre 2024